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Langues officielles : Le GTNO et la FFT discutent du Plan stratégique

Le président de la Fédération franco-ténoise, Richard Létourneau, entouré de la directrice générale, Claire Beaubien, et de l’ancien juge à la Cour suprême du Canada, Michel Bastarache, lors de l’ouverture du Secrétariat aux affaires francophones. (Photo : Charles-Antoine Bélair)
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Le président de la Fédération franco-ténoise, Richard Létourneau, entouré de la directrice générale, Claire Beaubien, et de l’ancien juge à la Cour suprême du Canada, Michel Bastarache, lors de l’ouverture du Secrétariat aux affaires francophones. (Photo : Charles-Antoine Bélair)

L’ancien juge à la Cour suprême du Canada, Michel Bastarache, ainsi que l’ancienne commissaire aux langues officielles du Canada, Dyane Adam, étaient de retour à Yellowknife la semaine dernière pour s’asseoir une dernière fois avec la Fédération franco-ténoise et le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest.

Michel Bastarache, ancien juge à la Cour suprême du Canada, et Dyane Adam, ancienne commissaire aux langues officielles du Canada, ont été choisis par la Fédération franco-ténoise pour leur expertise afin de l’aider  à négocier un plan stratégique sur l’amélioration du français au territoire avec le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest.

Durant plusieurs mois, il n’y a pas eu beaucoup de discussions sur la table entre les deux parties.

Les deux premières rencontres d’une série de trois avaient surtout servi à apporter de la documentation sur le Plan à établir ainsi que sur les définitions de certains termes du Plan, mais très peu sur son élaboration.

Cette dernière réunion du mercredi 4 avril aura donc permis de clarifier un peu plus le Plan stratégique que le gouvernement devrait adopter pour améliorer ses services en français.

« Ça a été un long processus et au départ, le GTNO était un peu réticent à comprendre l’approche qui était demandée par la communauté, croit le président de la Fédération franco-ténoise, Richard Létourneau. Mais je pense qu’avec les trois rencontres qu’on a eues, ils ont compris l’utilité de faire appel à l’expertise de Mme Adam et M. Bastarache. Ils connaissent bien les lois et le fonctionnement d’un appareil d’état et sont capables de donner des pistes à suivre au GTNO, comme des bonnes pratiques à mettre en œuvre et des pièges à éviter pour que ça coûte moins cher et que ce soit efficace. »

Connaître du succès

Il est possible d’émettre l’hypothèse que les négociations ont été facilitées par l’ouverture du Secrétariat aux affaires francophones du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest, la semaine dernière.

D’une manière ou d’une autre, il semble plausible aussi que ce nouveau Secrétariat aura un rôle à jouer dans l’application du Plan stratégique sur les communications et les services en français.

« Je suis satisfait de l’issue des discussions avec la Fédération franco-ténoise en lien avec le Plan stratégique, affirme Jackson Lafferty, ministre de l’Éducation, de la Culture et de la Formation. Nous pouvons maintenant aller de l’avant avec l’étape de la mise en œuvre. »

Du côté de la Fédération franco-ténoise, Richard Létourneau affirme aussi qu’il est très satisfait de la dernière rencontre avec le gouvernement et que ce dernier a bien compris que la FFT cherchait à l’aider à prendre les bonnes décisions.

« Les gens du GTNO se sont rendu compte qu’on cherchait vraiment à les aider, à avoir du succès avec leur Plan et à ne pas dépenser des sommes là où ça n’a pas de sens, explique le président de la FFT. Une fois qu’il y a de la jurisprudence en place, c’est important qu’on travaille ensemble. Au bout du compte, il n’y a pas d’intérêt à ce que le GTNO se plante et qu’ensuite la communauté se contente de critiquer. Ce qu’on voulait, c’était d’aider le GTNO à connaître du succès rapidement avec ce Plan. »

Maintenant que le Plan stratégique est mieux établi, quatre nouvelles rencontres auront lieu au cours des prochaines années entre les deux parties, mais cette fois, sans Michel Bastarache et Dyane Adam.

Ces rencontres permettront la mise en œuvre des grands principes directeurs discutés lors de la rencontre du 4 avril et la détermination des procédures légales que le gouvernement devra respecter.

Ainsi, le Comité de consultation et de coopération se consacrera aux étapes de la mise en œuvre, de la gestion et de la promotion du Plan stratégique.

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Auteur : Charles-Antoine Bélair

Source : L'Aquilon - L'hebdomadaire francophone du Grand Nord canadien

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